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  • Photo du rédacteurPetitsPasduBonheur SG

Ecrire

Depuis quelque temps, je ressens de nouveau le besoin d’écrire, c’est quelque chose de récurrent chez moi. Une de mes amies me disait régulièrement, quand on travaillait ensemble, que je devrais écrire un livre. Le français n’était clairement pas ma matière de prédilection à l’école, je fais beaucoup de fautes et je n’ai pas forcément le verbe facile, alors…


Mais je sais que j’ai besoin d’écrire, pour mettre à plat mes émotions, pour parler de ce qui me traverse, pour dire aux gens ce que je ressens (même s’ils ne le liront jamais). J’écris beaucoup de lettres que je ne poste pas, mais j’ai mis des mots sur mes pensées, mes ressentis et ce que j’ai besoin de transmettre, cela se suffit en soi.



Je me suis même inscrite sur un groupe d’échange épistolaire, et au final, je n’ai jamais passé le cap, j’écris pour moi-même. Vraiment écrire est thérapeutique pour moi. Je le faisais déjà beaucoup avec mes amies au collège, quand nous n’étions pas ensemble en cours, nous nous écrivions de longues lettres que l’on se donnait ensuite. Avec une de mes amies, au début du lycée je crois, on s’amusait même à s’écrire uniquement en paroles de chansons…


Quoiqu’il en soit, mettre en mots est agréable, nécessaire. Évacuer, ne pas garder pour soi, ça permet de ne pas ruminer et de passer à autre chose. Mais aussi de clarifier, de planifier, de se mettre en mouvement, de se poser les bonnes questions.


Les réactions à chaud ne sont pas toujours une bonne chose, j’ai beau être une fidèle partisane du “toute vérité est bonne à dire”, il y a un temps et des formes à y mettre parfois. J’avoue ne pas être très douée en matière de diplomatie, je suis souvent un peu brut de pomme, écrire mes ressentis est donc important pour laisser le temps aux émotions de me traverser et de faire leur job comme je le disais dans mon précédent article.


Même si la création de ce blog a été un réel mystère que je ne m’explique toujours pas, j’aime y écrire. Je suis plutôt du genre discrète, en retrait, surtout ne pas déranger, et qu’ai-je de plus à apporter que tout ce que l’on trouve déjà en ligne? Eh bien peu importe au final. J’ai envie de le faire, alors je le fais. J’ai peu de lecteurs, mais je ne perds pas de vue l’idée que peut-être mes articles serviront à certains, qu’ils pourront les aider, les inspirer, les divertir tout au moins.


L’écriture peut soigner bien des choses, accompagnée d’un thérapeute, poser un acte symbolique, comme écrire ce que l’on n’a pas pu dire, permet d’avancer, de panser des blessures. Même si l’écriture peut bouleverser, avoir à retranscrire des moments difficiles, des injustices, des souvenirs douloureux, poser les choses sur le papier permet de recontextualiser et de relativiser.


En cas de burn out, je trouve également cela très utile, si je parle de mon expérience, j’ai encore parfois l’impression de ne rien “imprimer”. La fatigue mentale, la difficulté à organiser ses pensées, l’incapacité à se concentrer… tellement de facteurs que l’écriture permet de combattre, même un tout petit peu. En écrivant on parvient à organiser un minimum, à avoir une mémoire de secours. Et petit à petit de moins culpabiliser, de voir les petites victoires quotidiennes, de moins oublier (forcément parfois on oublie d’écrire et on zappe l’information).


Écrire et effacer, écrire et relire, écrire tout et n’importe quoi, au “kilomètre” (sans sens particulier juste ce qui vous passe par la tête, sans faire attention aux fautes, juste écrire), écrire à la main, écrire en tapant, des notes, des cahiers, des fichiers, peu importe. L’essentiel étant de parvenir à trouver ce qui vous fait du bien, ce qui vous convient, si c’est le moyen d’expression qui est fait pour vous.



Après pourquoi ne pas écrire, s’en servir dans des collages, peindre dessus, mettre en mouvement… bref combiner l’écriture avec d’autres moyens d’expression, laisser libre court à l’imagination.



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