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  • Photo du rédacteurPetitsPasduBonheur SG

Apprendre à s’aimer

Tellement facile à dire, mais pas si évident à mettre en œuvre. Hommes ou femmes, peu de personnes n’ont pas de complexes.


Que ce soit, la taille, le poids, le nez, les yeux, les pieds, la bouche, les cheveux, la liste est infini, trop petit, trop grand, pas symétrique, trop gros, trop maigre…


Dans notre société latine, l’apparence a une place prépondérante, une belle maison, une belle voiture, un beau corps… Il faut être performant dans tous les domaines, sport, travail, loisirs, vie privée, etc. Mais l’image glacée des magazines ne reflète pas pour moi la vérité.


Ma maison n’est pas un showroom ou chaque chose doit être à sa place, dans un souci esthétique irréprochable. Ma voiture n’est pas la dernière, la plus belle, la plus grosse. Mon corps est loin de répondre aux critères esthétiques actuels, je ne fais pas de sport tous les jours, je ne suis pas en haut de l’échelle sociale, je n’ai pas de talents particuliers, je n’ai pas de famille idéale. Et pourtant ai-je à m’en plaindre ?


Mon chez moi est chaleureux, il vit, certes un peu bordélique, à mon image, mais il y fait bon vivre, et les gens que j’aime peuvent passer à l’improviste, pas besoin de cacher, de ranger vite fait, ma maison est ouverte pour qui l’accepte.


Ma voiture a des bosses, des rayures, normal elle a plus de 10 ans, mais elle n’est pas trop polluante, alors certes je préfèrerais une voiture plus écolo mais pour l’instant, elle me convient très bien, elle va vivre sa vie de vieille dame.


Mon corps, merveilleux instrument, d’une complexité impressionnante, qui me permet de vivre. Alors oui, j’en prends soin, j’essaie de le nourrir correctement, de faire en sorte qu’il se porte le mieux possible. Alors oui je ne fais pas 1m80, je n’ai pas la taille mannequin, mais j’ai appris à l’aimer et à le respecter. Il y a forcément une époque ou un pays où votre corps représente l’idéal de la beauté, souvenez vous en.


En tant qu’obèse, j’ai entendu des horreurs, le jugement sur les apparences est facile, et critiquer l’autre permet aussi de ne pas regarder ce qui nous dérange chez nous. Même des gens soit disant, éduqués, très intelligents, ne sont pas à l’abri des préjugés et des stéréotypes véhiculés dans la société.


Mais alors comment s’aimer malgré tout ? Chacun a sa propre façon d’y parvenir, chaque jours ne ressemblera pas au précédent, il y aura forcément des moments ou les complexes sont plus présents que d’autres. On a beau se le répéter, il y a toujours pire, et toujours mieux, ce qui fait que vous êtes vous n’est pas votre apparence. En acceptant d’être imparfait, il est plus facile de vivre avec.


Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections - Aristote.

Vous êtes trop gros, trop maigre, trop petit, trop grand, prenez quand même soin de votre corps, il respire, vit et vous permet d’être là. Rien ne vous empêche de prendre soin de votre peau, de vos cheveux, de votre alimentation, de prendre plaisir à trouver votre style. Faites vous plaisir, c’est l’essentiel.


Vous aimez nager, mais pas être en maillot parce que les autres vont vous juger ? Ils le feront quoique vous fassiez, alors autant en profiter, pensez au plaisir de l’eau qui vous porte, vous caresse, à la détente que cela procure. Et ne vous cachez pas, les gens qui vous jugent ont également leur propres complexes et sont, probablement, malheureusement jugés dans d’autres circonstances.


La grande question, est, qu’est ce que ça changerait à ma vie de correspondre à leurs attentes ? Alors oui il y aurait probablement moins de critiques, mais fondamentalement ? L’essence de ce que l’on est n’est pas notre aspect, notre voiture, notre maison, mais bien ce que nous faisons de notre vie.


Le jour où j’ai décidé d’être moi, imparfaite, avec mes qualités, mes défauts, mes manques, mes réussites, de me respecter et tant pis pour les autres et leurs images, même si ce n’est pas toujours facile, ça a été une libération. Je suis trop gentille, je me fais avoir, je suis trop grosse, je suis trop exigeante, je suis trop ci ou ça, pas assez ci ou ça… JE SUIS, est là est ma nouvelle vérité. Je compose avec, en essayant au maximum de faire de mon mieux pour mon corps, ma vie. De faire de mieux à chaque instant et en toutes circonstances, à mon niveau, pas pour les autres, mais juste, moi, face à moi, avec mes valeurs, mes croyances et ce que je suis en mesure de faire.


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